Boeing B-17 Flying Fortress

Le B17 est un des avions de la Seconde Guerre Mondiale les plus connus, mais tout simplement notre préféré!
C’est en tout cas celui qui a largué le plus gros tonnage de bombes au cours de ce conflit.
Conçu dans la seconde moitié des années 1930, le B-17 fut construit à 12 677 exemplaires et servit sur tous les théâtres d’opération jusqu’en 1945.
Boeing commença le travail de conception sur le Modèle 299 dès juin 1934. Celui-ci répondait à un cahier des charges de l’armée américaine pour un bombardier à « plusieurs moteurs » capable de transporter une tonne de bombes à plus de 3000 km en volant à une vitesse moyenne de 321 km/h. Les ingénieurs proposèrent une formule équipée de 4 moteurs, et la construction d’un prototype commença peu après. Celui-ci fit son premier vol le 28 juillet 1935 et montra rapidement ses capacités en effectuant un vol non-stop de 3378 km à la vitesse moyenne de 373 km/h. Le Model 229 avait 8 membres d’équipage dont 4 mitrailleurs, et ses moteurs étaient des Pratt & Whitney R-1690 Hornet de 750 ch.
Les propositions des autres constructeurs se révélant inférieures, l’Armée de l’air signa un contrat pour 65 avions de pré-série désignés YB-17, juste avant qu’un accident ne détruisît le prototype, le 30 octobre 1935. L’enquête sur l’origine du crash rendit méfiant l’État-Major et la commande fut réduite à 13 exemplaires. Les YB-17 n’avaient plus que 6 membres d’équipage et leurs moteurs étaient des Wright GR-1830 Cyclone fournissant 930 ch au décollage. Le premier d’entre eux décolla le 2 décembre 1936 et les 13 exemplaires furent livrés entre janvier et août 1937.
Après un certain nombre de modifications (agrandissement de la dérive, suppression de la tourelle de nez, moteurs plus puissants, installation d’un système de visée pour le bombardement, etc.), la fabrication en série fut lancée avec le B-17B, dont les livraisons commencent en juillet 1939. Il est aussitôt suivi par le B-17C (dont les tourelles de défense sont améliorées et qui reçoit une mitrailleuse de 12,7 mm à l’avant, du blindage pour protéger l’équipage et des réservoirs auto-obturants) puis par le B-17D (une mitrailleuse de plus sous le ventre, refroidissement des moteurs amélioré).
Il faut cependant attendre 1941 et la version B-17E pour que commence la production en grande série. Cette nouvelle version corrige un défaut majeur, à savoir l’impossibilité de défendre correctement l’avion contre un attaquant venant de l’arrière. Pour cela, une nouvelle tourelle est placée à l’extrémité du fuselage avec 2 mitrailleuses de 12,7 mm. Les autres positions de mitrailleurs sont également améliorées, de sorte que le B-17E dispose finalement de 8 mitrailleuses de 12,7 mm (dont 4 commandées à distance) et une de 7,62 mm (celle à l’avant). Enfin, la dérive et les ailes sont légèrement agrandies pour améliorer la stabilité.
Le premier B-17E décolla le 5 septembre 1941 et quelques exemplaires étaient déjà en unité opérationnelle à Pearl Harbor lors de l’attaque surprise japonaise. Dès 1942, une version B-17F fut mise au point pour prendre en compte les problèmes rencontrés en opération : pas moins de 400 modifications sont apportées, dont l’installation de nouveaux moteurs Wright R-1820-97 Cyclones pouvant fournir (brièvement) 1380 ch en situation d’urgence. Cette version sera la première à être produite non seulement par Boeing (2300 exemplaires) mais aussi par Douglas (605 exemplaires) et Lockheed (500 exemplaires).
La version construite dans le plus grand nombre d’exemplaires fut le B-17G. Comme l’expérience des opérations montrait une défense insuffisante du secteur avant, une tourelle avec 2 mitrailleuses de 12,7mm fut ajoutée sous le nez. Ceci portait l’armement défensif à 13 mitrailleuses, car les 2 mitrailleuses ajoutées à l’avant sur les derniers B-17F (une de chaque côté) furent conservées. Les livraisons commencèrent fin 1943 et, comme pour le B-17F, Douglas (avec 2395 exemplaires) et Lockheed (2250 exemplaires) participèrent à la production, Boeing produisant 4035 appareils. Les B-17 produits par Boeing étaient codés avec les lettres BO, ceux construits chez Lockeed-Vega avec le code VE et les appareils construits par Douglas avec le code DL (ex : le General Ike avait pour matricule B-17G-40 BO 42-97061, le Flak Eater B-17G-40 DL 44-6009, et le Tinker Toy B-17F-25 VE 42-5846).
La robustesse du B-17 était fort appréciée par les équipages qui savaient qu’ils pourraient rentrer à bon port même après avoir encaissé de gros dommages. Malgré cela, environ 4 750 exemplaires furent perdus au combat, soit un peu plus du tiers du nombre de B-17 construits. L’avion affichait de bonnes performances à haute altitude ; en revanche, sa capacité d’emport en bombes était plus limitée que celle des autres bombardiers lourds de son époque.
En 1945, un certain nombre de B-17G furent transformés en avions de sauvetage en mer, leur soute recevant alors un canoé gonflable. Désignés B-17H, ils eurent le temps de faire quelques missions dans le Pacifique avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, et reprirent du service pendant la Guerre de Corée afin d’être réformés au milieu des années 1950. D’autres B-17 furent convertis pour la reconnaissance photographique (désignation F-9), tandis que l’US Navy et les Gardes Côtes récupéraient une cinquantaine d’avions à la fin de la guerre pour des missions de patrouille maritime et de sauvetage.
De nombreux B-17 furent convertis en drônes radiocommandés une fois la Seconde Guerre mondiale terminée, soit pour prendre des relevés lors d’essais atomiques, soit pour servir de cibles aux premiers missiles air-air en cours de développement. D’autres furent utilisés pour le transport de passagers (en Bolivie et en Suède), le sauvetage en mer (au Brésil et au Portugal), la lutte anti-incendie, etc.
L’Institut géographique national français s’équipa en 1947 d’une flotte de 14 B-17 rachetés au surplus pour assurer ses opérations de photographie aérienne. Certains restèrent en exploitation jusqu’en 1975 malgré les difficultés de maintenance rencontrées et leur consommation en carburant élevée (1000 litres d’essence aviation par heure).
De nos jours, il reste encore un nombre assez important de B-17 maintenus en état de vol visibles lors de meeting aériens. L’un de ces appareils a même été restauré dans le but d’offrir des vols aux passionnés.

Descritpion
Rôle : Bombardier lourd
Constructeur : Boeing
Premier : vol 28 Juillet 1935
Mise en service : juillet 1939
Date de retrait : 1975
Coût unitaire : 314 100 $
Nombre construit : 12 677
Motorisation
Moteur : Wright R-1820-97 Cyclone turbocompressés en étoile
Nombre : 4
Puissance unitaire : 1 200 ch
Dimensions
Envergure : 31,62 m
Longueur : 22,66 m
Hauteur : 5,8 m
Surface alaire : 131,92 m²
Masses
A vide : 16 390 kg
Avec armement : 24 495 kg
Maximale :29 710 kg
Performances
Vitesse maximale : 462 km/h
Plafond : 10 850 m
Vitesse ascensionnelle : 4,6 m/s m/min
Distance franchissable : 3 220 km
Charge alaire :185,7 kg/m²
Armement
Interne : 2 724 kg de bombes
Externe : 13 mitrailleuses Browning M2 de 12,7 mm
2 dans les tourelles avant, dorsale, ventrale, arrière et dans les ouvertures latérales (gauche et droite). 2 autres dans le manchon de nez et une dans la cabine radio.
Equipage
10 hommes (un pilote et un co-pilote, un bombardier, un navigateur, un ingénieur de l’air, un operateur
radio et quatre mitrailleurs)
B17 célébres
Le Pink Lady -Le Memphis Belle -Shoo Shoo Shoo Baby -Yankee Doodle -General Ike
Quelques vidéos:








Yup, that’ll do it. You have my apprecioaitn.